Bien être

Défi février sans supermarché un vrai impact sur ma consommation

Depuis deux ans dans une démarche de plus en plus responsable, j’avance à petits pas vers une conscience écologique et minimaliste. Je n’ai plus envie de superflu je veux consommer mieux et moins. Revenir à l’essentiel pour arrêter de polluer la terre mais aussi mon être. Je réalise à quel point il est plus que temps d’agir pour le bien-être de la planète, des générations futures et de notre propre santé physique et mentale. Je pense que notre façon de consommer a un très fort impact, autant au point de vue politique que sur notre propre psychologie et notre santé.

Le trop attire le moins

Ai-je vraiment besoin de 10 paires de chaussures, d’un stock de bouffe pour 3 mois, de biscuits emballés individuellement, de changer de téléphone tout les ans? Ai-je vraiment envie de manger des hormones, d’ingurgiter des substances toxiques qui créent des intolérances, de respirer un air cancérigène, d’observer mon environnement et ma santé se dégrader? Est ce vraiment nécessaire d’être à la pointe de la mode (pour finalement ressembler à tout le monde et soutenir l’obsolescence programmée), d’être propriétaire d’un maximum de biens matériels, d’avoir plus que les autres? Est-ce vraiment mes biens qui me définissent? ne serait ce pas plutôt ma façon de consommer?

L’invasion matériel nous pollue au sens propre comme au figuré, posséder moins c’est avoir plus d’espace pour soi pour vivre et pour les autres (NB : le voyage m’a rendu minimaliste). Arrêter le gaspillage est vital, nous n’avons pas besoin de tant de choses. Vivre plus simplement apporte un réel bien être, on peut enfin se délivrer de la frustration, de la surcharge intellectuelle et des addictions. On a passé des années à se créer des besoins illusoires et inutiles et aujourd’hui ils nous rendent malades!

Je ne veux plus être actrice de ce monde futil de surconsommation qui détruit la planète, je réalise que l’essentiel est ailleurs…

Consommer c’est voter

Aujourd’hui, les espèces et les ressources naturelles disparaissent, et les inégalités se creusent.  L’état aveuglé par le profit, ne semble pas mettre en place des actions concrètes pour la protection de l’environnement et de la santé publique. C’est à nous citoyens de nous mobiliser. Face à cette hécatombe climatique on ne peut pas rester là sans agir.  Je suis persuadée que c’est réellement en consommant différemment, que l’on peut faire évoluer les choses et faire tomber ce système capitalisme. C’est nous, qui par le biais de nos achats , guidons les pratiques industrielles. Il est important d’enfin se responsabiliser.

Cela m’attriste de voir que beaucoup de gens ne se sentent pas concernés et pensent que c’est aux industriels et aux politiques d’agir. Mais au fond si les industriels polluent tant, c’est parce que nous consommons leurs produits, non?

Consommer c’est en quelque sorte voter, soutenir le monde dans lequel on veux vivre. Si l’on consomme des produits de marque telle Coca-cola, Nestlé, Danone ou encore Zara ou H&M et j’en passe… n’est ce pas en quelque sorte une façon de tolérer et de soutenir leurs actions néfastes? (le pillage de l’eau, la déforestation, l’exploitation humaine et animale,  et bien évidement la pollution plastique et atmosphérique à cause des km de transports, et l’élimination des déchets). En parallèle  consommer ces produits industriels, c’est aussi accepter de polluer son propre corps. En effet la plupart des matières premières qui les composent ou les manières d’exploitation ne sont absolument pas saines pour l’organisme, voir dangereuse sur du long terme…

Nous sommes tous responsables des ravages observés à travers le monde. L’être humain a du mal à agir tant qu’il ne se sent pas touché personnellement, tant que sa petite vie rangée n’est pas directement impactée de manière conséquente.
C’est pourtant l’avenir de nos enfants, des générations futures qui est en jeu si on ne fait rien. Le zéro déchet, le bio, les défis type “février sans super marché”… ne sont pas une mode, une lubie écolo, c’est un devoir, une nécessité, qui n’a pas le temps d’attendre. Alors réveillons nous!

J’ai du mal à comprendre moi même que j’ai mis autant de temps à réaliser les enjeux, ça fait pourtant déjà un moment que le sonnette d’alarme sonne!

Changer ses habitudes pour relever le défi

Cette démarche de modération et de consommation consciente me parait être un bon point de départ et un bon moyen de faire pression sur l’état. C’est une façon de faire entendre sa voix, et de faire sa part, car nous sommes tous responsable et acteur. Et c’est aussi et surtout pour ma part une façon d’être plus en phase avec mes valeurs.

Alors lorsque j’ai vu les défis “février sans super marché” et “2019 rien de neuf” je me suis dit que c’était l’occasion d’accélérer ma mutation. J’aime les challenges et je suis convaincue que pour réussir à modifier ses habitudes il faut parfois une démarche extrême et engagée. Cela permet d’appuyer sa détermination et de solliciter l’action! Une fois que l’on a commencé tout s’enchaine naturellement, c’est souvent le premier pas qui est difficile.

La liste des marques à boycotter pour consommer responsable est longue, et faire ses courses peut vite devenir un vrai calvaire. Il m’est alors apparu comme évident et simplifié d’éviter de faire mes courses dans les grandes surfaces. Ce défi “sans super marché” à l’origine pour soutenir les petits commerces et favoriser les circuits courts, a été pour moi l’occasion de me questionner plus en profondeur sur ma consommation.

Je suis allée à la rencontre des petits commerçants de mon quartiers, je me suis réorganisée complètement, j’ai cuisiné plus, je n’ai acheté que l’essentiel dans des petites quantités et au jour le jour. J’ai fait des recherches, me suis intéressée de prés à toutes les alternatives pour remplacer mes produits de consommation courante et moins courante en fonction des besoins auxquels  j’ai été confrontée durant ce mois. J’ai rencontré pleins de gens intéressants et engagés avec qui j’ai pu partager pleins d’astuces, j’ai beaucoup lu au sujet du zéro déchet, de l’écologie, du minimalisme… J’ai découvert des circuits parallèles, des initiatives locales, des boutiques, des restaurants, des marques éthiques et responsables… Bref ce mois de février m’a permis de m’ouvrir vers un nouveau monde, un monde responsable et solidaire!

Résultat je n’ai réellement pas mis les pieds dans un super marché ou autre magasin industriel pendant un mois (biocop et co compris). J’ai choisi mes commerçants en fonction de leur écoute et de leur commodité, par rapport à mes propres besoins. J’ai testé pleins de choses, et j’ai choisi les alternatives qui me vont le mieux et qui me sont le plus pratique, il en existe plein! Alors oui, je vais retourner en grande surfaces de temps en temps pour certains produits que je ne trouve pas ailleurs, mais il y en a peu finalement. Pour le reste les marchés et les épiceries de vrac sont mes nouveaux eldorado 😉

 

Voici des exemples de changements simples que j’ai pour ma part mis en place :

  • Stop le thé en sachets, j’ai acheté une boule à thé et je vais acheter que du vrac désormais.
  • Je n’utilise plus de coton, de sopalin, j’ai acheté des serviettes en tissu, et des cotons en tissu
  • J’emporte mes sacs en tissus, mes contenants pour faire mes courses, j’évite d’entasser tout un tas d’emballage, ou alors je me force à les réutiliser, pour me responsabiliser, du coup je fais bien plus attention lors de l’achat (je privilégie le verre au plastique).
  • Je cuisine beaucoup plus et des produits de saison, ça ne me prend pas vraiment plus de temps.
  • Je ne fais plus de provisions, du coup je me fais plaisir au jour le jour (à Lyon c’est facile car il y a beaucoup de marché) du coup j’évite le gaspillage.
  • Je fais le tri de manière plus poussée, j’ai diminué mes déchets et je vais essayer de faire un compost (que je vais vider dans un composteur collectif).
  • J’ai commencé à fabriquer certains produits ménagers et beauté. Certains validés et approuvés d’autres moins, mais ça va venir. Il me faut encore faire des tests, (ça se fait petit à petit au fur et à mesure que je termine mes stocks).
  • J’évite d’acheter neuf au maximum, lorsque j’ai besoin de quelque chose, (bouquin, fringue, objets…) je regarde en premier sur les sites ou magasins d’occasion.
  • J’achète tout simplement moins, lorsque je suis sur le point d’acheter quelque chose, je me demande si j’en ai vraiment besoin. Je me questionne sur l’impact environnemental (dans la plupart des cas je repars sans et je n’y pense même plus…)

 

La liste n’est pas exhaustive, avant ce défi, il y avait déjà beaucoup de choses que j’avais déjà modifié… Alors je ne dis pas que c’est facile, il y a des choses qui m’ont paru évidentes et très simples à mettre en place, d’autres moins. Je ne me décourage pas, il y a des ajustements qui prendront plus de temps mais ce qui est certain c’est que sur les expériences validées et approuvées, je ne reviendrai pas en arrière. Ça demande, j’en conviens, un peu d’organisation, surtout au début pour modifier ses habitudes, mais ça en vaut la peine.

Les bénéfices de cette démarche

Ce mois de février fut un test, il m’a permis d’aller plus loin, de me challenger pour trouver des nouvelles alternatives et changer mes habitudes. Il y a encore du boulot mais à l’heure du bilan je suis plutôt satisfaite du résultat :

 

  • J’ai dépensé moins d’argent (déjà 100€ de moins rien que sur ma liste de courses).
  • Je mange plus frais, plus simple, de saison et meilleur pour ma santé (à tel point que je n’ai même plus envie d’aller au restaurant car c’est trop bon chez moi 😉 lol)
  • Je mange moins à l’extérieur, au moins je sais réellement ce que je mange. Je n’ai plus envie de manger au resto si je n’ai pas bien choisi l’endroit. j’ai envie que ça reste un plaisir pas un dépannage, alors j’évite les sandwichs les trucs achetés sur le pouce.
  • Je ne mange plus a emporté ou livraison (trop d’emballages à usage unique)
  • J’ai plus d’espace dans mes placards
  • J’ai amélioré ma santé et mon système immunitaire
  • J’ai considérablement diminué mes déchets.
  • J’ai gagné du temps (moins de temps perdu dans les magasins)
  • J’ai appris énormément de choses
  • J’ai rencontré des gens très inspirants qui partagent les mêmes préoccupations environnementales, de santé et de bien-être.

 

J’ai encore du chemin à faire pour m’approcher d’une consommation zéro déchet, pour réussir à remplacer tous les produits par des produits responsables, mais j’ai fait un grand bon grâce à ce défi. Je suis ravie de cette expérience, je me sens plus en phase. Malgré l’effort de réajustement du départ, le résultat m’apporte un confort, et me simplifie la vie sous pleins d’aspects.
Revenir en arrière? Jamais! Ce défi de février je le continue et j’espère même progresser!

Agissons pour un monde meilleur

Je ne suis encore jamais sortie dans la rue pour crier ma révolte et essayer de faire évoluer les choses (j’espère quand même pouvoir être présente pour la prochaine marche pour le climat le samedi 16 mars à Lyon ;-)) A coté de cela j’essaye d’agir de manière individuelle. J’essaye de diminuer mon propre impact. Il est certains qu’il y a encore énormément de choses à faire et que le temps presse. Une chose est certaine, ce n’est pas en restant là sans rien faire que ça va évoluer…

Je ne pense pas qu’il y ait d’actions inefficaces aussi petites soient elles, si chacun fait sa part ce sera toujours un soulagement pour la planète et pour notre santé. Il ne s’agit pas de se culpabiliser et de se rendre la vie compliquée. Il s’agit d’ouvrir sa conscience et d’essayer de faire de son mieux pour un monde meilleur, pour nous mais aussi et surtout pour nos enfants et les générations à venir.

free&green

Lien et adresses utiles :

Livres :
“Anticancer” David servan-Schreiber Ed Robert Laffont
“Famille presque zero dechet ze guide” Jeremie Pichon et Benedicte Moret
“Tout peut changer” Naomi Klein
“Comment tout peut s’effondrer” Pablo Servigne et Raphaël Stevens

Film et documentaires :
“Demain” de Cyril Dion et Mélanie Laurent
“Home” Yann Arthus-Bertrand
“Le syndrome du Titanic” Nicolas Hulot
“Une vérité qui dérange” Davis Guggenheim et Al Gore

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